Les pattes de côté reviennent en force : pourquoi la tendance victorienne séduit la nouvelle génération
La mode adore recycler le passé et le transformer en une version contemporaine. Cette saison, ce sont les pattes de côté, ou « mutton chops », qui s’invitent dans les barbiers et sur les réseaux sociaux. Longtemps cantonné aux gravures d’autrefois, ce style de poil facial renaît porté par des jeunes qui aiment jouer avec les codes, mixer vintage et modernité, et affirmer une personnalité hors des sentiers battus. Sur MadameMary.fr, j’adore observer ces petits retours rétro qui osent la différence : celui-ci a du caractère et mérite qu’on s’y attarde.
Histoire et esthétique : d’où viennent les pattes de côté ?
Les pattes de côté puisent leurs racines au XIXe siècle. Elles étaient souvent associées à une forme d’élégance rousse et militaire, présentes sur les visages de généraux et de notables d’époque. Leur forme — des bandes de poil longeant les joues et parfois reliées à une moustache, avec le menton souvent dégagé — confère un côté austère et distingué. Aujourd’hui, la réinterprétation contemporaine gomme le côté caricatural pour jouer sur la précision coupe, la texture et la relation avec la coiffure et la tenue.
Pourquoi elles séduisent aujourd’hui ?
Ces raisons expliquent que des jeunes, parfois peu attirés par les codes mainstream, adoptent cette praticité esthétique comme un manifeste stylistique.
Les variations modernes à connaître
La beauté de cette tendance tient aussi à sa flexibilité. Elle ne veut pas d’un unique modèle figé. Voici quelques déclinaisons que l’on croise en 2026 :
Le bon dosage dépend du visage, de la pilosité et du style recherché : le barbier devient alors un véritable partenaire de style.
Comment adopter la tendance sans ressembler à un déguisement
Le secret pour que cela fonctionne ? La cohérence. Une coupe ajustée, une ligne nette et un entretien régulier évitent l’effet « déguisement ». Quelques conseils pratiques pour celles et ceux qui souhaitent encourager un proche à tenter l’aventure ou simplement comprendre le mouvement :
Un petit essai progressif évite de se retrouver avec un style qui ne nous correspond pas. La clé reste l’équilibre et l’intention stylistique.
Le rôle des réseaux sociaux et des barbiers traditionnels
La tendance doit beaucoup aux barbiers « à l’ancienne » qui publient leurs créations sur Instagram et TikTok. On y voit des tutoriels, des avant/après et des mises en scène qui inspirent une génération curieuse. Parallèlement, les communautés en ligne valorisent l’authenticité et la singularité : porter des pattes de côté devient une manière visible d’afficher un univers personnel. Les salons de coiffure vintage, les festivals et les shootings de mode alimentent également la popularité de ce look.
Mix & match : comment intégrer la tendance au quotidien féminin
Même si la coupe est traditionnellement masculine, son influence traverse les genres. Les accessoires, les motifs et l’esprit esthétique peuvent être adoptés par les femmes dans la garde-robe et la décoration. Voici quelques idées d’inspiration :
La tendance devient alors un terrain de jeu esthétique, utile pour créer des looks originaux et empreints de personnalité.
Un souffle rétro, mais pas seulement
Ce qui me séduit dans ce retour, c’est qu’il n’est pas une simple reproduction du passé. Les jeunes qui adoptent les pattes de côté jouent la carte de la réappropriation : ils prennent une esthétique ancienne et la reformatent selon leurs codes — plus décontractés, souvent teintés d’humour, parfois très stylés. C’est une belle illustration de ce que j’aime explorer sur MadameMary.fr : comment de vieux trésors esthétiques peuvent ressurgir, contemporains, et enrichir notre manière de nous présenter au monde.
Et si vous voulez l’essayer ?
Si l’idée vous plaît, commencez par en parler à un barbier qui maîtrise cette forme. Testez par petites étapes, en soignant les contours et en trouvant la longueur juste. Comme toujours, la mode est une invitation à l’expérimentation : gardez l’esprit ludique et voyez où cela vous mène.
