Madame Mary

Les 10 robes des Goya qui ont marqué l’histoire (la n°3 va vous couper le souffle)

Les tapis rouges ont ce pouvoir magique de nous faire rêver : une marche, un regard, une robe et voilà la mémoire collective marquée à jamais. À l’approche de la 40e cérémonie des Goya, j’ai eu envie de replonger dans ces silhouettes qui ont traversé les années et qui continuent d’inspirer. Voici une sélection des looks qui, selon moi, ont fait date — pour leur audace, leur élégance ou simplement parce qu’ils incarnent un instant de glamour parfait.

Paz Vega (2020) : la modernité du minimalisme

Paz Vega a illuminé la scène avec une robe blanche ornée de sequins carrés, taillée comme un gant. Ce look montre à quel point le minimalisme, quand il est travaillé sur la coupe et la matière, peut être d’une grande force. L’absence d’artifices superflus laisse la place à une allure nette, contemporaine et ultra‑feminine.

Pénélope Cruz (2010) : le vintage qui devient icône

Le choix d’un modèle vintage Versace en 2010 a rappelé que la mode est aussi une histoire de patrimoine. La coupe « bardot » et la ligne parfaitement ajustée valorisaient sa silhouette et confirmaient que parfois, le meilleur atout d’une tenue est sa mémoire couture.

Nieves Álvarez (2013) : le contraste assumé

Le duo noir et blanc signé Stéphane Rolland reste un des souvenirs les plus forts. La silhouette structurée, la traîne et le rosetón rouge apportent une dramaturgie élégante, presque théâtrale, qui a fait de ce look un moment inoubliable sur la Croisette espagnole.

Elsa Pataky (2008) : la sensualité en douceur

Avec sa robe Versace nude et son fameux port de tête, Elsa Pataky a joué la carte du glamour discret. Le cut‑out et la longue traîne créent un équilibre parfait entre modernité et féminité classique — une leçon de style pour celles qui préfèrent l’élégance contenue.

Elena Anaya (2012) : l’allure grecque revisitée

La robe Lanvin d’Elena Anaya, d’inspiration hellénique, illustre combien une coupe fluide et des détails bien choisis (un fine ceinture dorée, un collier statement) suffisent pour composer un look à la fois noble et naturel. C’est la preuve que la simplicité structurée parle souvent plus fort que l’exubérance.

Goya Toledo (2018) : l’élégance structurée

En Carolina Herrera, Goya Toledo a imposé une silhouette sophistiquée, bicolore, qui respire la confiance. Les volumes maîtrisés et la coupe étudiée donnent au look une prestance rarement égalée sur une soirée de gala.

Marta Nieto (2020) : la puissance du tailleur‑robe

Le modèle structuré de Marta Nieto par Jorge Acuña rappelait que le noir peut être d’une modernité tranchante lorsqu’il est pensé dans l’architecture du vêtement. L’asymétrie apporte un point de vue contemporain à ce qui aurait pu être une simple robe noire.

Maribel Verdú (2023) : la sirène métallisées

Cette robe‑armure signée Alberta Ferretti, avec son haut en écailles métalliques et sa jupe sirène, évoque une image puissante et presque mythique. Le contraste entre la rigidité du haut et la fluidité de la jupe crée une tension visuelle captivante — un vrai moment couture.

Paula Echevarría (2013) : audace colorée

Le vert paillettes de Paula Echevarría est un exemple parfait d’un choix chromatique qui marque. La coupe, l’éclat et la confiance avec laquelle elle porte ce look en ont fait un instant mémorable, preuve que la couleur, bien portée, peut être véritablement transformative.

Milena Smit (2022) : l’avant‑garde maîtrisée

Milena Smit a réussi à surprendre avec une pièce Balmain jouant sur les volumes XXL et une technique inspirée du kintsugi. L’assemblage audacieux entre rigidité et ornementation artistique illustre la manière dont la mode peut raconter une histoire et inviter au regard.

Pourquoi ces looks nous touchent‑ils autant ?

  • Ils racontent une époque : chaque tenue est l’écho d’une esthétique contemporraine et de ses codes.
  • Ils marquent une interprétation personnelle : les actrices choisissent leur tenue comme une déclaration, et certaines parviennent à la porter avec une personnalité si forte qu’elle s’imprime dans nos mémoires.
  • Ils mélangent savoir‑faire et émotion : les maisons de couture apportent la technique, mais c’est le moment et la posture qui font de la robe une image iconique.
  • Conseils pour s’inspirer de la red‑carpet au quotidien

  • Privilégiez la coupe à la tendance : un vêtement bien coupé fait toujours plus d’effet qu’une pièce sur‑médiatisée mal ajustée.
  • Jouez la couleur ou la texture sur un seul élément : une pièce forte suffit pour transformer un ensemble.
  • Accessoirisez avec parcimonie : un bijou, une broche ou un détail graphique peut suffire à sublimer une tenue simple.
  • Les looks des Goya nous rappellent que la mode est une célébration : d’un corps, d’une époque, d’une esthétique. Que vous aimiez la sobriété minimaliste ou la fantaisie structurée, il y a toujours une leçon à prendre — une coupe à retenir, une couleur à oser, une posture à adopter pour se sentir, soi aussi, enviablement prête à fouler n’importe quel tapis rouge.

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