Un constat alarmant : notre société esclavagisée par le smartphone

Impossible de passer plus de cinq minutes dans les transports en commun sans croiser un regard rivé sur un écran. Bus, métro, cafés ou piscines : où que nous allions, le smartphone trône entre nos mains. Nous scrollons machinalement WhatsApp, Instagram ou TikTok, souvent sans même en prendre conscience, laissant filer des heures précieuses de vie réelle. Cette surconsommation numérique ne se résume pas à un simple passe-temps : elle grignote notre temps libre, met à mal nos relations sociales et peut nuire à notre santé physique et mentale.

La règle d’or de Huberman : limiter les réseaux sociaux à 60 minutes par jour

Andrew Huberman, neurocientifique et professeur à Stanford, tire la sonnette d’alarme. Fort de ses études sur le cerveau et le bien-être, il préconise une mesure radicale mais efficace : réduire l’usage des réseaux sociaux à une heure quotidienne seulement. Selon lui, ce plafond de 60 minutes permet de conserver les bénéfices de la connexion numérique tout en préservant l’attention, la concentration et la santé mentale.

Huberman encourage chacun à établir une “plage horaire” dédiée, en activant les minuteries intégrées à nos applications ou en recourant à des outils de blocage numérique. L’idée est de se désintoxiquer progressivement des notifications incessantes et de retrouver le contrôle sur son temps.

Les piliers d’une vie saine selon Huberman

  • Réduire voire éviter l’alcool : l’alcool peut perturber le sommeil et freiner la performance cognitive.
  • Soigner son sommeil : viser au moins six heures de sommeil continu, complétées par une sieste courte ou légère en début d’après-midi. Quand cela est possible, étendre à sept ou huit heures pour un repos optimal.
  • Lire des ouvrages stimulants : préférer des livres exigeants qui obligent à réfléchir plutôt que la consommation passive de contenus superficiels.
  • Limiter la passivité numérique : bannir le zapping infini entre vidéos et posts, au profit d’activités engageantes et enrichissantes.

Selon Huberman, ces habitudes renforcent la résilience cérébrale, améliorent la mémoire et permettent de mieux vieillir sur le plan cognitif.

Bouger sans s’épuiser : l’art de l’exercice adapté

Le professeur rappelle qu’il n’est pas nécessaire de pousser son corps à l’extrême pour récolter les bienfaits du sport. Dès l’âge de 16 ans, Huberman a commencé à combiner trois séances de course à pied par semaine avec un entraînement en résistance. Cette routine lui a permis de travailler intensément — jusqu’à 10 à 14 heures par jour — tout en conservant une forme robuste pendant plus de trente ans.

Sa consigne : pratiquer l’exercice physique sans systématiquement chercher l’épuisement. Un effort modéré et régulier suffit pour stimuler la circulation, renforcer la posture et libérer des endorphines bénéfiques pour l’humeur. Trop pousser l’organisme peut conduire à des baisses de concentration, des blessures et une fatigue permanente, contre-productive pour nos journées bien remplies.

Vers une longévité active : combiner force, endurance et vitesse

Selon Huberman, la clé d’une vieillesse en pleine forme réside dans l’équilibre des trois grands volets de l’activité physique :

  • Entraînement de force : soulever des charges ou pratiquer des exercices de résistance (pompes, squats, exercices avec élastiques) pour maintenir la masse musculaire. Les seniors axés sur la force pure montrent souvent une meilleure santé fonctionnelle après 70 ans.
  • Endurance modérée : courir, nager, faire du vélo à un rythme confortable pour solliciter le système cardiovasculaire sans l’éreinter.
  • Sprints et travail de vitesse : intégrer de courtes accélérations (“interval training”) pour stimuler la puissance, la coordination et le métabolisme.

En combinant ces trois dimensions, on retarde l’apparition de la sarcopénie (perte de muscle liée à l’âge), on améliore l’équilibre et on booste le métabolisme, créant un cercle vertueux de vitalité.

Adopter la méthode Huberman au quotidien

Pour intégrer ces principes dès aujourd’hui, voici quelques astuces :

  • Dresser un agenda numérique et papier : planifier les plages “sans écran” pour les loisirs, la lecture ou le sport.
  • Installer un réveil analogique : pour limiter la tentation de consulter le téléphone au lit.
  • Choisir un livre stimulant : placer un livre exigeant sur sa table de chevet et s’y plonger avant de toucher son écran.
  • Programmer des rappels de pause : utiliser une application de minuterie pour interrompre sa session sportive ou limiter l’usage des réseaux sociaux.
  • Varier ses activités : substituer une promenade en plein air ou une séance de méditation à un énième défilement de feed.

En appliquant ces bons pratiques, vous vous donnerez les moyens de préserver votre énergie mentale et physique, de booster votre productivité et de vivre plus pleinement chaque journée.

By Mary