Quand le luxe automobile chinois flirte avec la haute couture
Sur les avenues de Shanghai, un prototype a récemment fait sensation : un SUV chinois recouvert du célèbre monogramme Louis Vuitton. À l’origine de cette audacieuse mise en scène, Voyah, la marque premium du groupe Dongfeng, cherche à prouver qu’elle rivalise désormais avec les plus grands noms du luxe européen.
Le Taishan, un SUV géant sous camo Vuitton
Baptisé “Taishan”, ce nouveau modèle affiche une longueur supérieure à 5,3 mètres et un empattement de 3,1 mètres, offrant une généreuse configuration 2+2+2. Pensé pour les longs voyages, il promet un habitacle spacieux et modulable. Mais c’est sa robe camouflée Louis Vuitton qui a fait parler : une toile imprimée du monogramme, posée sur le véhicule garé devant “The Louis”, l’imposant showroom de la maison française à Shanghai.
Une stratégie marketing aussi limpide que son camouflage
En stationnant son prototype aux côtés d’un Rolls-Royce Cullinan, Voyah envoie un message limpide : il vise directement le segment ultra-luxueux. Cette manœuvre de prestige vise à attirer une clientèle aisée, sensible aux codes de la mode et du design, tout en créant un buzz viral sur les réseaux sociaux.
Technologie de pointe : l’ADS Ultra de Huawei
Au-delà du spectacle visuel, le Taishan ne lésine pas sur l’innovation. Il intègre l’“ADS Ultra”, le système de conduite intelligente développé par Huawei, doté de quatre capteurs LiDAR. Cette configuration promet une assistance à la conduite de très haut niveau, capable de traiter en temps réel l’environnement du véhicule et de sécuriser les trajets sur autoroute et en zone urbaine.
Motorisations hybrides et électriques : jusqu’à 657 ch ?
Bien que la version finale ne soit pas encore dévoilée, plusieurs rumeurs évoquent deux déclinaisons : hybride rechargeable et 100 % électrique. Certaines spéculations avancent une puissance cumulée pouvant atteindre 657 chevaux, rivalisant ainsi avec bon nombre de supercars électriques. Une offre musclée pour séduire les amateurs de performances sans renoncer à la conscience environnementale.
Design et finitions : l’élégance dans le détail
- Surfaces lisses : les portières épurées accueillent une carrosserie sans reliefs inutiles, gage de modernité.
- Cadres de vitres argentés : un rappel discret des codes du luxe, face aux chromes traditionnels européens.
- Poignées affleurantes : intégrées dans la carrosserie, elles renforcent l’aérodynamisme et le style futuriste.
Un habitacle pensé pour l’exclusivité
Avec sa configuration 2+2+2, le Taishan se positionne comme un salon roulant. Chaque passager bénéficie d’un espace généreux, d’assises individuelles et d’un accès facilité aux rangements. Si les matériaux exacts restent encore confidentiels, on peut s’attendre à des cuirs raffinés, des inserts “piano black” et un éclairage d’ambiance personnalisable.
Concurrencer le Cullinan : défi relevé ?
Face au Rolls-Royce Cullinan, référence du SUV de prestige, Voyah mise sur l’audace de son design et la technologie embarquée. Le camouflage Louis Vuitton, loin d’être un simple coup de com’, symbolise l’ambition d’une marque chinoise prête à faire tomber les barrières traditionnelles du monde automobile de luxe.
Un nouveau visage du “made in China”
Au fil des ans, la Chine est passée du statut de producteur industriel à celui d’innovateur dans le secteur automobile. Entre montées en gamme et collaborations technologiques, elle affirme aujourd’hui un positionnement haut de gamme. Le Taishan de Voyah incarne cette évolution, mêlant savoir-faire local et codes internationaux pour séduire une clientèle cosmopolite.
L’avenir du SUV de luxe s’écrit à Shanghai
Alors que les regards du monde automobile sont tournés vers l’Europe et les États-Unis, la Chine joue sa partition avec audace. Si le Taishan devait confirmer ses promesses – performances, confort et exclusivité –, il marquerait un tournant dans la hiérarchie du segment SUV de luxe. Reste à savoir si, derrière son camouflage Vuitton, il saura convaincre sur la route et en salons internationaux.