Silvio Garattini, à 96 ans, incarne ce que j’aime appeler une longévité active et inspirante. Chez MadameMary, nous croyons que vieillir bien se construit jour après jour avec des habitudes simples mais solides — et le témoignage de cet éminent chercheur italien est une belle piqûre de rappel. Voici les gestes et réflexions qu’il partage et que l’on peut toutes s’approprier pour vivre mieux, plus longtemps et avec plus de qualité.
La prévention d’abord : un principe de vie
Pour Garattini, la prévention n’est pas un concept flou, c’est une stratégie concrète qui peut éviter des millions de maladies évitables. Il souligne combien certaines pathologies — comme le diabète de type 2 ou une large part des cancers — pourraient être réduites par des changements de mode de vie. Cet appel à la prévention nous rappelle que ce que nous faisons aujourd’hui influence directement notre futur : alimentation, activité physique, tabac, alcool et exposition aux polluants ne sont pas des détails anodins.
Manger simplement, mais bien
Son rapport à la nourriture est d’une grande sagesse : pas de régime miracle, mais une cuisine simple, inspirée de la diète méditerranéenne — fruits, légumes, poisson, légumineuses, peu d’excès. Une anecdote marquante : il saute parfois le déjeuner et privilégie un dîner mesuré, veillant à se lever de table avec encore un peu d’appétit. L’idée n’est pas la privation, mais l’attention portée aux quantités et à la qualité. C’est un rappel doux que la modération quotidienne est une alliée pour le long terme.
Marcher, bouger : la médecine gratuite
Garattini marche 5 kilomètres par jour à bon rythme. Ce geste, aussi banal qu’il en a l’air, est selon lui une des clés de sa vitalité. La marche régulière améliore la santé cardiovasculaire, le moral et la capacité cognitive. Pas besoin de s’inscrire à un marathon : instaurer une routine de marche quotidienne — même 30 minutes — peut faire une grande différence.
Moins de médicaments, plus de bon sens
Le scientifique alerte sur la médicalisation excessive : « Nous dépensons trop en médicaments. » Il préconise une approche plus rationnelle, privilégiant la prévention et l’éducation sanitaire. Cela ne signifie pas renoncer aux traitements nécessaires, mais questionner l’automédication et promouvoir des pratiques de santé basées sur la prévention et l’information fiable.
Cultiver l’esprit et les liens sociaux
Pour Garattini, la longévité ne vaut que si elle s’accompagne d’une qualité de vie. Il insiste sur l’importance de stimuler l’esprit : lire, aller au théâtre, échanger, apprendre. Les relations sociales jouent un rôle fondamental dans le bien‑être et la résilience. Maintenir une curiosité pour le monde et des interactions régulières contribue autant à la santé qu’une bonne alimentation.
Le rôle de l’éducation à la santé
Un autre point fort de son message est l’éducation : intégrer des heures consacrées à la culture scientifique et à la santé dès l’école changerait profondément notre rapport collectif à la prévention. Sensibiliser dès le jeune âge au fonctionnement du corps, aux effets du tabac, de l’alcool ou à l’importance de l’activité physique, ce sont des bases qui permettent ensuite de faire des choix éclairés tout au long de la vie.
Des gestes accessibles pour toutes
Le message de Silvio Garattini est d’une grande clarté et d’une belle humilité : il n’y a pas de recette magique pour vivre plus longtemps, mais des choix répétés, simples et cohérents qui construisent une vie de qualité. Chez MadameMary, nous aimons cette vision pragmatique — de petites décisions quotidiennes qui, avec constance, offrent des bénéfices durables pour le corps et l’esprit.
