La ménopause arrive souvent comme une étape pleine d’interrogations : bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sécheresse intime, baisse d’énergie… Face à ces changements, la thérapie hormonale de remplacement (THR) — que beaucoup appellent encore THS — revient sur le devant de la scène comme une option capable de rendre la vie quotidienne plus douce. Sur MadameMary.fr, je veux aborder ce sujet avec bienveillance, clarté et pragmatisme, pour que chaque lectrice puisse comprendre en quoi consiste cette prise en charge et quand elle peut véritablement aider.
Qu’est‑ce que la thérapie hormonale de la ménopause ?
La THR consiste à remplacer les hormones (principalement les œstrogènes et, parfois, la progestérone) que les ovaires cessent de produire à l’arrivée de la ménopause. L’objectif n’est pas de « rajeunir » ni de prolonger la fertilité, mais d’atténuer les symptômes qui nuisent au bien‑être : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, variations d’humeur, sécheresse vaginale, et même perte de densité osseuse. Autrement dit, il s’agit d’un traitement symptomatique et parfois protecteur pour la qualité de vie.
Pour qui la THR est‑elle indiquée ?
La réponse courte : cela dépend. Les spécialistes recommandent d’évaluer chaque femme individuellement. En pratique, la THR est particulièrement indiquée :
Avant d’initier un traitement, les cliniciens recommandent une stratification du risque (antécédents personnels et familiaux de cancer du sein, antécédent de thrombose, maladies cardiovasculaires, pathologie hépatique, etc.) et une décision partagée entre la patiente et son médecin.
Quels sont les types de traitements et voies d’administration ?
Il n’existe pas « une seule » THR : les traitements se déclinent selon les hormones utilisées et la voie d’administration, pour s’adapter aux besoins et au profil de chaque femme.
Effets secondaires : à quoi s’attendre ?
Comme tout traitement, la THR peut entraîner des effets indésirables, le plus souvent bénins et transitoires. Parmi les plus rapportés :
Ces effets diminuent fréquemment après quelques mois ou peuvent être gérés en ajustant la dose ou la voie d’administration (par exemple, préférer la voie transdermique).
THR et risque de cancer : démêler le vrai du faux
La mauvaise réputation de la THR provient en grande partie d’études anciennes qui utilisaient des formulations obsolètes (conjugués équins et progestatifs synthétiques) et des populations atypiques. Les connaissances ont évolué : aujourd’hui, l’impact sur le risque de cancer dépend du type de thérapie. Par exemple :
Enfin, chez les femmes ayant eu un cancer du sein, la THR systémique reste généralement contre‑indiquée ; des traitements locaux à très faible absorption peuvent être discutés dans des cas particuliers avec l’équipe d’oncologie.
Pourquoi la THR peut changer la vie de certaines femmes
De nombreuses patientes témoignent d’un réel « avant/après » après le début d’une THR bien choisie : sommeil retrouvé, diminution des bouffées de chaleur, amélioration de la libido et de l’énergie, disparition de la sensation d’être constamment « dérangée » par les symptômes. Pour celles dont la qualité de vie est altérée, la THR peut être une solution précieuse, si elle est prescrite après évaluation des risques et avec un suivi régulier.
Questions fréquentes — réponses claires
Sur MadameMary.fr, notre approche est d’abord humaine : informer sans dramatiser, encourager la discussion avec votre médecin et valoriser la décision partagée. Si la THR peut représenter un tournant pour beaucoup, elle s’inscrit toujours dans une stratégie globale de santé qui inclut activité physique, sommeil réparateur, alimentation équilibrée et écoute de soi.
