Manger plus pour maigrir ? Le surprenant raisonnement de la Dra María Amaro

Sur MadameMary.fr, j’aime partager des approches bienveillantes et durables du bien‑être. La vision de la Dra María Amaro — fondatrice du « Méthode Amaro » — colle parfaitement à cette philosophie : perdre du poids ne rime pas avec privation extrême ni décompte obsessionnel de calories, mais plutôt avec manger « plus et mieux ». Voici un décryptage clair et pratique de ses principes, à adopter si vous voulez mincir sans guerre contre la nourriture.

Comprendre pourquoi « réduire les calories » ne suffit pas

Longtemps on nous a dit que réduire l’apport calorique était la seule voie vers la perte de poids. Sauf que notre corps n’est pas une simple calculatrice : il possède des mécanismes de défense (homeostasie) pilotés par l’hypothalamus. Quand on impose trop de restrictions, l’organisme réduit ses dépenses, augmente les signaux de faim et protège sa réserve. Résultat : fatigue, fringales, perte de masse musculaire et reprise rapide du poids perdu.

Le travail de la Dra Amaro vise donc à contourner ce cycle. Plutôt qu’une diète punitive, sa méthode propose des changements de comportement, des choix alimentaires plus intelligents et une approche durable, centrée sur la satiété et la qualité des aliments.

Les grands principes pratiques à adopter

  • Manger en pleine conscience : prenez le temps de sentir, mâcher, apprécier. Le cerveau met 15 à 20 minutes à recevoir le signal de satiété ; manger lentement aide à réguler naturellement la quantité consommée.
  • Intégrer une source de protéine masticable à chaque repas : œufs, poisson, légumineuses, tofu, yaourt grec… La protéine rassasie et préserve la masse musculaire pendant la perte de poids.
  • Favoriser la fibre pour réduire les faims intempestives : légumes, flocons d’avoine, graines (chia), fruits avec peau, légumineuses.
  • Hydratation avant le repas : souvent, la soif se camoufle en faim ; boire un grand verre d’eau avant de manger aide à modérer l’appétit.
  • Réduire les ultra‑transformés et miser sur des aliments entiers : ils sont plus rassasiants et moins conçus pour déclencher des prises alimentaires impulsives.
  • Faites de la protéine votre alliée

    La Dra Amaro insiste sur l’importance d’une protéine « masticable » à chaque assiette. Contrairement aux boissons protéinées, les aliments solides demandent du mâchage — geste clé pour la satiété — et ralentissent l’ingestion. La protéine protège aussi la masse maigre, essentielle pour maintenir un métabolisme actif lors d’un déficit calorique modéré (300–500 kcal/jour recommandé pour une perte durable).

    Les micronutriments et l’énergie : pas que du café

    La fatigue est souvent citée comme excuse pour grignoter. Amaro rappelle que des apports suffisants en vitamines B, magnésium, fer et oméga‑3 sont cruciaux pour l’énergie quotidienne. Plutôt que multiplier les cafés, privilégiez des repas complets intégrant légumes, poissons gras, oléagineux et légumineuses pour soutenir le corps sans recours aux stimulants.

    Organisation et prévention des excès

  • Planifier ses repas réduit l’improvisation et les choix impulsifs qui ruinent un bon départ.
  • Préparer des snacks sains (bâtonnets de carotte et houmous, poignée de noix avec fruit) évite les fringales sauvages.
  • Utiliser une vaisselle plus petite peut tromper le cerveau et diminuer les portions sans frustration visible.
  • Soigner son microbiote pour mieux gérer le poids

    Un intestin en bonne santé facilite la digestion, la régulation glycémique et même la gestion de l’appétit. Incorporer des aliments fermentés (kéfir, yaourt naturel, choucroute, kimchi) et des fibres variées nourrit une flore robuste. Des choix simples comme une salade en entrée, une portion de légumineuses et un yaourt en dessert contribuent à cet équilibre.

    Quel rôle pour l’activité physique et le sommeil ?

    Sachez que la perte de poids n’est pas seulement une affaire d’assiette. Dormir suffisamment régule les hormones de la faim (ghréline, leptine) ; manquer de sommeil favorise le grignotage et la satiété perturbée. De même, intégrer du mouvement au quotidien — marches, escaliers, activités non planifiées — augmente la dépense énergétique globale. Les séances courtes et intenses (HIIT) peuvent aussi aider via leurs effets hormonaux favorables sur l’appétit.

    Gérer le stress pour ne pas manger ses émotions

    Le stress chronique élève le cortisol et favorise l’appétit émotionnel. La Dra Amaro recommande des outils simples : respiration consciente, promenade en plein air, méditation ou pauses régulières pour réduire la tension. Ces petites habitudes coupent les chaînes du grignotage émotionnel et protègent la motivation sur le long terme.

    Les erreurs à éviter

  • Ne pas éliminer complètement un groupe d’aliments : les restrictions extrêmes créent frustration et rechute.
  • Ne pas trop réduire les calories rapidement : un déficit modéré est plus durable et préserve la masse musculaire.
  • Ne pas négliger la satiété : choisir des aliments rassasiants (protéines, fibres, graisses saines) évite de « survivre » et de craquer ensuite.
  • Mettre en pratique dès aujourd’hui

    Commencez par ajouter une portion de protéine à chaque repas, augmentez les légumes, buvez de l’eau avant votre assiette et planifiez un snack rassasiant. Testez aussi la pleine conscience alimentaire : mettez la fourchette entre chaque bouchée, savourez, et observez la vraie faim. Ces petits ajustements mènent souvent à de grands changements, durables et, surtout, plus doux pour le corps et l’esprit.

    By Mary