Madame Mary

Vous oubliez tout ? La vérité choquante sur les trous de mémoire à la ménopause (et 7 astuces pour les stopper)

Entrer dans une pièce et oublier pourquoi, rester sans mot en plein milieu d’une phrase ou chercher désespérément ses clés : ces petits trous de mémoire deviennent plus fréquents pour beaucoup de femmes à l’approche de la ménopause. À MadameMary, on préfère en parler avec bienveillance et clarté. Ce n’est pas de la distraction gratuite : c’est le reflet de transformations biologiques réelles. Voici tout ce qu’il faut savoir pour comprendre ces lapsus mentaux et, surtout, comment les atténuer au quotidien.

Pourquoi la mémoire se fragilise pendant la périménopause et la ménopause

La clé se trouve dans la chute des oestrogènes. Ces hormones, bien connues pour leur rôle dans le cycle menstruel, ont aussi une influence directe sur des zones du cerveau dédiées à la mémoire, à la concentration et à la rétention d’informations. Quand leur niveau baisse, ces régions corticales sont moins stimulées et la clarté mentale peut en pâtir. On parle parfois de « brouillard mental » : il s’agit d’un phénomène courant, lié à des mécanismes physiologiques et non simplement à une fatigue passagère.

Un autre acteur essentiel est le stress oxydatif, un processus naturel du vieillissement qui s’intensifie à cette période. L’accumulation de radicaux libres peut altérer les neurones et la communication entre eux, contribuant à cette impression d’efficacité cognitive réduite. Enfin, le BDNF — ce facteur neurotrophique cérébral que l’on pourrait appeler « fertilisant » du cerveau — diminue également : or, le BDNF favorise la croissance neuronale et la plasticité synaptique. Moins de BDNF signifie donc moins de facilitation pour que nos neurones grandissent et communiquent correctement.

Alimentation : misez sur les antioxydants et les bons lipides

Ce que l’on met dans notre assiette a un impact direct sur notre cerveau. Pour contrer le stress oxydatif et nourrir la fonction cognitive, privilégiez des aliments riches en antioxydants et en acides gras essentiels :

  • Consommez des aliments crus colorés (fruits et légumes) pour préserver vitamines, polyphénols et flavonoïdes.
  • Intégrez des sources d’oméga‑3 : petits poissons gras régulièrement ou supplément de qualité si nécessaire.
  • L’huile d’olive vierge extra doit devenir votre graisse de référence.
  • Favorisez les céréales complètes ou les pseudocéréales comme le sarrasin, et les légumineuses pour allier protéines et glucides complexes.
  • Évitez les aliments ultra-transformés, les pâtisseries et les sucres rapides qui provoquent des pics glycémiques et nuisent au cerveau.
  • Ces choix alimentaires protègent l’intégrité neuronale, améliorent la clarté mentale et stabilisent l’énergie cognitive tout au long de la journée.

    Le rôle crucial du mouvement

    L’exercice physique est un booster naturel du BDNF. Bouger régulièrement stimule cette protéine essentielle, améliore la mémoire, la capacité d’apprentissage et la plasticité cérébrale. De plus, le sport module des neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine, qui influencent l’humeur et la concentration. Les bénéfices sont multiples :

  • Amélioration du flux sanguin cérébral
  • Réduction de l’inflammation
  • Meilleure régulation du stress et du sommeil
  • Renforcement du bien-être général
  • Pas besoin d’heures au gym : 30 minutes d’activité modérée presque tous les jours, ou des séances de renforcement deux à trois fois par semaine, suffisent pour observer des effets positifs.

    Dormir bien pour penser mieux

    Le sommeil n’est pas un luxe : c’est la période pendant laquelle le cerveau se nettoie, consolide la mémoire et régénère ses circuits. Un sommeil réparateur aide à réguler des hormones comme le cortisol ou la mélatonine et stabilise le système hormonal global. Quand le sommeil est de qualité, on se réveille plus alerte, la mémoire fonctionne mieux et la capacité d’attention s’améliore.

    Quelques règles simples : respecter des horaires réguliers, limiter les écrans avant de dormir, instaurer des rituels apaisants et privilégier un environnement sombre et frais.

    Arrêtez le multitâche et sollicitez votre cerveau

    Le multitasking peut être séduisant mais il fatigue et disperse l’attention. Pour préserver la mémoire, il est préférable de privilégier des tâches concentrées et ponctuelles. Stimulez votre cerveau de manière volontaire :

  • Lire régulièrement
  • Apprendre une nouvelle langue ou un instrument
  • Jouer à des jeux de réflexion : mots croisés, sudoku, quiz
  • Maintenir une vie sociale active
  • Ces activités agissent comme un entraînement cérébral, favorisent la plasticité et ralentissent le déclin cognitif.

    Petits gestes pratiques au quotidien

    Outre l’alimentation, le sport et le sommeil, quelques astuces simples aident à mieux gérer les oublis :

  • Tenez un carnet ou une application de notes pour les tâches et idées à ne pas oublier.
  • Adoptez des routines (poser toujours les clés au même endroit).
  • Fractionnez les informations à retenir en petites étapes.
  • Pratiquez des exercices de respiration pour réduire le stress et clarifier l’esprit.
  • Ces outils concrets permettent de retrouver confiance en soi et d’éviter que de petits oublis ne deviennent une source d’anxiété.

    Rester positive et proactive

    Comprendre le mécanisme derrière ces lapsus mentaux est déjà un premier pas libérateur. Plutôt que de s’alarmer, il s’agit d’agir avec douceur et constance : améliorer son alimentation, bouger régulièrement, dormir mieux, et stimuler son cerveau par des activités enrichissantes. La ménopause est une étape naturelle — et bien accompagnée, elle peut être traversée avec sérénité et même réinventer une forme d’énergie et de clarté différente.

    À MadameMary, nous croyons que chaque étape de la vie peut apporter son lot de nouvelles découvertes. Ces conseils pratiques vous aideront à garder votre esprit vif et à profiter pleinement de tous les instants du quotidien.

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