Une comédie noire à ne pas manquer : « Se tiene que morir mucha gente » débarque sur Movistar+
Chez MadameMary.fr, j’aime partager ces petites découvertes télé qui nous font autant rire que réfléchir. Demain, Movistar+ propose une nouveauté qui promet de secouer vos soirées : « Se tiene que morir mucha gente », la nouvelle mini‑série inspirée du roman de Victoria Martín. Six épisodes d’une comédie noire qui place l’amitié féminine au centre d’un récit grinçant, drôle et profondément humain — exactement le genre d’intrigue qui me donne envie de me poser avec un thé, un plaid et de bonnes copines pour en parler après chaque épisode.
Trois amies, trois trajectoires : une dynamique piquante
La série suit Bárbara, Maca et Elena, trois amies d’enfance dont les vies, vingt ans après le lycée, n’ont rien d’idyllique. Bárbara, écrasée par la frustration professionnelle et dépendante aux benzodiazépines, partage son appartement avec Maca, une aspirante actrice qui paye ses factures en servant des consommations dans un bar. Elena, quant à elle, attend un enfant — mais pas n’importe lequel : celui d’un homme de 60 ans incroyablement riche. Ce triangle de destins dessine un portrait vivant de femmes confrontées à la désillusion, aux compromis et à cette question si contemporaine : comment inventer sa place quand tout semble vous échapper ?
Humour noir et vérité du quotidien
Le ton annoncé est celui de l’humour noir — une arme parfaite pour aborder des thèmes lourds sans tomber dans le sermon. La crise existentielle de Bárbara devient l’élément déclencheur qui va bouleverser l’équilibre fragile entre les trois amies. Et c’est précisément ce mélange d’absurde et de réalisme qui peut transformer une série en petit bijou : on rit, on grimace, et souvent on s’identifie. La comédie noire sait révéler la beauté du désordre humain et, quand elle est bien écrite, offrir une catharsis salutaire.
Un casting prometteur pour des rôles forts
Autour d’elles, un ensemble d’actrices et d’acteurs secondaires (Sofía Otero, Alba Galocha, Óscar de la Fuente, Ramón Rados, Yunez Chaib) complète le tableau. Ce casting donne confiance : il combine expérience, énergie et une vraie capacité à défendre des personnages imparfaits mais attachants.
Direction et tonalité : Victoria Martín passe derrière la caméra
Victoria Martín, connue du grand public pour son travail sur le podcast humoristique « Estirando el chicle », signe ici non seulement l’œuvre littéraire originelle mais participe à la mise en scène aux côtés de Sandra Romero et Nacho Pardo. Cette implication directe de l’autrice dans le projet est souvent un gage d’authenticité : l’esprit du livre semble conservé tout en se réinventant pour l’écran. De plus, la présence d’une chanson originale d’Amaral promet une bande‑son marquante, capable d’amplifier les émotions et de rester en tête bien après le visionnage.
Thèmes qui résonnent : amitié, confusion et quête de sens
Ces thèmes font écho à nos conversations de toutes les semaines sur MadameMary.fr : comment se réinventer ? Comment être fidèle à soi‑même tout en composant avec les obligations et les attentes ? Ici, la fiction sert de miroir — et parfois de défouloir — pour s’autoriser à penser autrement sa vie.
Pourquoi cette série peut devenir votre prochain rendez‑vous incontournable
Parce qu’elle combine plusieurs ingrédients qui me parlent : une écriture intelligente, une direction sensible, un trio d’actrices capable de porter la complexité des personnages et une tonalité qui oscille entre humour et gravité. C’est le genre de mini‑série qui se regarde d’un trait quand on est prise par l’histoire, mais qui appelle aussi à la discussion après chaque épisode — idéal pour un club de visionnage entre amies.
Comment la regarder pour en profiter pleinement
Un nouveau souffle dans les séries centrées sur les femmes
« Se tiene que morir mucha gente » ne promet pas d’être une histoire guimauve sur l’amitié ; elle semble au contraire vouloir saisir la rugosité des rapports humains. Dans le paysage actuel, c’est réconfortant de voir des créatrices prendre des risques et proposer des récits qui ne se contentent pas d’édulcorer la réalité. Demain, allumez Movistar+ : cette comédie noire pourrait très bien devenir l’une de ces séries que l’on garde longtemps dans un coin de mémoire.
